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vendredi 19 juillet 2013

Ateliers informatiques avec le club senior du Cercle Lyonnais des Sourds

Par Carole Duguy (Espace numérique Part-Dieu, Bibliothèque de Lyon) 

Dans le cadre du Congrès 2013 de l'Association des Bibliothécaires de France à Lyon, la commission handicap organisait le samedi 8 juin une table ronde sur le thème Citoyens handicapés, citoyens connectés. Voici le récit d'une expérience menée depuis ce début d'année 2013 à la Bibliothèque de Lyon où le numérique joue justement tout son rôle dans l'intégration de la personne handicapée et dans son affirmation en tant que citoyen.

Le club senior du CLS avec Sylvie et Carole de la bibliothèque de Lyon



Depuis le mois de mars 2013, l'espace numérique de la Part-Dieu accueille tous les 15 jours des membres du club senior du Cercle Lyonnais des Sourds (CLS), 4 à 6 personnes en moyenne, afin de les accompagner dans les projets numériques de leur association. Ce projet a pu se mettre en place grâce à la volonté du CLS et particulièrement de deux de ses membres (Amina Smadi et Dominique Pregniard) qui ont pris contact avec les animateurs de l'espace numérique. Ces derniers avaient été sensibilisés à la LSF (Langue des Signes Françaises) par Dominique Pregniard afin d'accueillir et renseigner les usagers sourds dans cet espace dédié au numérique.

Le numérique au service de la communication

Le club senior du CLS est composé de plusieurs membres qui sont pour la plupart débutants en informatique ce qui contraint évidemment l'activité de l'association pour communiquer et se faire connaître.

Le premier objectif fut donc d'organiser des ateliers de remise à niveau en informatique. Marie-Anne et Carole, animatrices numériques à la Part-Dieu, ont organisé un programme d'ateliers sur plusieurs séances afin que chacun(e) puisse se sentir à l'aise dans le fonctionnement général d'un ordinateur mais aussi dans la recherche d'informations sur Internet et la messagerie électronique.

Cette étape indispensable permet aujourd'hui à chacun des participants de pouvoir communiquer par mail et préparer collectivement à distance les activités de l'association ce qui n'était pas possible jusqu'à présent. D'autres activités sont désormais plus faciles à gérer : communiquer collectivement par mail avec l'extérieur, échanger des fichiers, créer des documents avec le traitement de texte comme une affiche de présentation ou une lettre.

Un apprentissage des espaces publics pour les sourds

L'espace accueille déjà ponctuellement des usagers sourds qui souhaitent individuellement bénéficier d'une connexion à Internet ou de supports d'autoformation accessibles mais ils sollicitent peu les animateurs du fait de la difficulté de se comprendre et d'échanger. L'animation d'atelier de groupe débutant était donc un défi plus conséquent d'où le deuxième objectif décidé conjointement entre la bibliothèque et le CLS : permettre aux animateurs d'améliorer leur accueil du public sourd et permettre aux usagers du CLS de s'approprier un espace public où les intervenants ne sont pas forcément des signants.

La présence de Sylvie qui a suivi une initiation à la LSF dans le cadre de ses missions au service du public de la bibliothèque de la Part-Dieu, a été indispensable pour le déroulé des ateliers. Patience, attention, concentration et apprentissage communs furent les conditions indispensables pour les apprenants comme pour les formateurs, chacun s'assurant avoir bien été compris par l'autre.

apprentissage oui mais dans une ambiance décontractée

La confiance établie au cours des séances a fait que beaucoup de participants sont revenus en dehors du groupe en individuel, que ce soit pour découvrir une nouvelle pratique comme la photo numérique ou pour retravailler un point abordé en atelier pas complètement assimilé. Cette expérience a permis également aux animateurs d'améliorer leur méthode pédagogique, d'apprendre des bases de LSF avec un vocabulaire technique (peux-tu m'envoyer par mail la photo qui est sur ta clef USB ?), de se sentir à l'aise pour communiquer avec un public sourd même si rien ne remplace une pleine connaissance de la LSF pour échanger. L'occasion de mettre en avant un bel outil d'apprentissage avec le dictionnaire LSF Elix !

L'aventure continue ...

Les ateliers reprennent à la rentrée avec deux objectifs principaux : finaliser un modèle d'affiche et créer un site web géré collectivement par les membres du club senior pour faire connaître leurs activités.
  
Ce billet a fait l'objet d'une première publication sur le blog Vive la Culture Numérique.

mercredi 26 juin 2013

Une expérience d’animation inclusive : la Fête du livre de la Médiathèque Intercommunale Muroise

L’heure du conte est certainement le type d’animation le plus couramment pratiqué en bibliothèque municipale. Bonne nouvelle : elle peut aisément s’ouvrir aux publics handicapés.


 
C’est l’expérience menée les 11 et 12 octobre 2013 par la Médiathèque Intercommunale Muroise : une journée et demi de contes et d’ateliers pour favoriser le brassage des publics. 

Au menu, contes pour tous les âges, atelier d’initiation à la LSF et balades contées ouvertes à tous. C’est aussi pour cette Médiathèque l’occasion de tisser des liens avec toutes les structures locales d’accompagnement et d’accueil. Maisons de retraite, structures Petite-enfance, Foyer de vie pour adultes handicapés et institut médico-éducatifs bénéficient d’une programmation propre et sont conviés aux animations tout public.



Fête du Livre « Toi & Moi au bord de la rivière Conte(s) », du 11 au 12 octobre à la Médiathèque de Saint Laurent et Saint Bonnet de Mure

Programme des animations, avec les conteurs : Christine Laveder, Patricia Mazoyer, Jean-Christophe Jehanne, Olivier Ponsot et les musiciens : Erwan
Frazier, Jean-Louis Cuenne :
Vendredi 11 octobre à 20h : Soirée conte « Plongeons dans un océan de conte » à la Piscine Intercommunale
Samedi 12 octobre à 10h : Conte pour les tout-petits « Hola l’eau là »
Samedi 12 octobre à 10h : Atelier Découverte Langue des Signes Française
Samedi 12 octobre à 10h : Stage conte pour adultes et adolescents
Samedi 12 octobre à 15h : Balade contée
Samedi 12 octobre à 15h : Conférence sur le traitement de l’eau (Mme Pauline MARCEL – SAGE) et la gestion des boues d’épuration (M. Claude DESCORMES – CNRS)
Samedi 12 octobre à 20h : Soirée conte « Sous la yourte des possibles »

Renseignements et Inscriptions
Médiathèque Intercommunale Muroise
8 rue André Malraux
69720 Saint Laurent de Mure
Tél : 04 78 40 75 82 - www.simurois.fr

Laurette Uzan
Bibliothécaire à la Médiathèque Valentin Haüy

lundi 8 avril 2013

Top 10 des choses à savoir avant de parler des sourds

Que tu sois bibliothécaire travaillant déjà avec des usagers sourds ou nouvel arrivant dans le monde Sourds / langue des signes, cette note est pour toi !

Cet article, initialement publié sur le blog d'A.sourd, a été reproduit et adapté après autorisation de la société A.sourd, service d'interprètes.




Comme évoqué dans un précédent article sur le blog d'A.sourd, aborder les thématiques en lien avec le monde de la surdité réserve bien des pièges qui pourraient te mener tout droit à l’échafaud avant même que tu aies le temps de t’expliquer ou comprendre ton erreur. Pour les déjouer, A.sourd te propose ce petit guide qui te rendra, sinon incollable, au moins plus respectable auprès des sourds et des professionnels qui gravitent autour… Sans compter l’intérêt certain de ces connaissances pour briller en soirée.

  1. La Langue des signes est… une langue : Banni de ton vocabulaire le terme trop souvent colporté de « langage des signes ». La Langue des signes est, en France et dans de nombreux pays, reconnue comme telle et les linguistes ont depuis longtemps conclu qu’elle a tout d’une langue !
     
  2. La Langue des signes n’est pas une langue : Ben non, personne ne communique en Langue des signes ! Par contre, on utilise en France la Langue des signes française (LSF), en Belgique francophone la LSFB, en Angleterre la BSL, aux États-Unis l’ASL, etc. L’histoire, les flux migratoires, les colonisations les ont fait se rencontrer, s’éloigner, se différencier. On observe également des variations régionales de vocabulaire. Il existe bien une Langue des signes internationale mais celle-ci est essentiellement mise à profit à l’occasion de conférences réunissant des personnes sourdes de différentes origines.
     
  3. La Langue des signes est… naturelle : Nul homme sur Terre n’a conceptualisé, inventé ou amélioré la Langue des signes. Comme le Français ou comme toute langue orale (à l’exception de l’Espéranto), la Langue des signes vient de la nuit des temps, contemporaine très certainement des premiers êtres sourds qui ont éprouvé le besoin de communiquer. L’Abbé de l’Épée a fait bien des choses mais il n’a inventé aucune langue ! Comme toute Langue, elle évolue en permanence.
     
  4. Dire « Malentendant » n’est pas plus politiquement correct que dire « sourd » est une insulte. Chaque individu a sa préférence mais c’est un non-sens de désigner quelqu’un qui n’entend rien en tant que malentendant. Peu de personnes sourdes se trouveront offusquées d’être désignées ainsi.
     
  5. Dire « sourd-muet », par contre, est totalement faux : en plus de dix ans d’évolution parmi les personnes sourdes, je n’en ai jamais croisé une seule qui soit muette. Ça doit bien exister mais ça ne peut être qu’à la suite d’un accident ou une maladie. Les personnes sourdes ont un système phonatoire parfaitement fonctionnel mais ne peuvent pas l’utiliser avec la même facilité que les personnes entendantes du fait qu’il leur est difficile de contrôler précisément leur élocution (tonalité, rythme, « volume », …) par manque de retour. C’est un choix individuel d’apprendre à s’exprimer à l’oral. Note que les personnes sourdes qui parlent n’entendent pas forcément mieux que celles qui ne s’expriment qu’en Langue des signes.
     
  6. La Langue des signes ne fait pas l’interprète : si tu veux témoigner du respect pour tous, si tu veux encourager la considération de la personne, l’autonomie et la paix dans le monde, sache qu’il ne suffit pas de savoir signer pour être interprète. Imagine-toi arrêté au Mexique pour trafic de drogue et avoir le droit pour communiquer à quelqu’un qui « parle Français parce qu’il a appris avec son père qui a fait un séjour en France… une fois » C’est un peu pareil ici. Le pote  le fils, le père, la sœur, ou le collègue ne sont pas interprète et quand bien même ils signent très bien (notion subjective et constat on ne peut plus rare), il leur manquera du vocabulaire spécifique, de la neutralité, de la fidélité, deux ans de formation et un diplôme. Ça fait beaucoup. Ah bien sûr, c’est plus cher mais l’interprète pour vous faire éviter la prison au Mexique aussi ! En tout état de cause, c’est surtout un principe de respect de base. Qui aimerait être à côté de sa mère à son entretien de recrutement ?
     
  7. L’interprète n’est pas un travailleur social, ni un conseiller, ni… ni… ni… : de la même façon que tu ne demandes pas à ton médecin d’ausculter cette dent qui te fait mal, sache que l’interprète n’est pas là pour assurer ton travail ou celui d’un autre. Il assure juste le lien entre deux langues et se gardera bien de signaler tout malentendu, à moins que celui-ci soit du fait de l’interprétation. Il n’est pas là pour aider quiconque, conseiller, encourager et j’en passe. Selon la situation, il peut donc être pertinent de faire appel à d’autres professionnels : médiateur, assistant social, …
     
  8. L’écrit n’est pas la solution : et pour cause, l’éducation proposée en France aux jeunes sourds est pour le moins lacunaire. Une large majorité de la population sourde est mal à l’aise avec le Français écrit. Alors si tu songes à avoir des conversations par feuille de papier interposé ou encore à faire passer toutes les infos par mail, dis-toi que tu n’es pas à l’abri d’une incompréhension et autre malentendu.
     
  9. L’interprétation à distance, non plus : sans long discours, je te renvoi à un billet récent qui t’expliquera que les méthodes pour assurer l’accessibilité sont multiples parce que les besoins le sont tout autant (voire plus). La visio-interprétation est un moyen qui pourra répondre à certaines problématiques et pas à d’autres. Tout comme le LPC, la boucle magnétique ou la Langue des signes peuvent ne pas être à propos. Finalement, le mieux consiste à demander aux bénéficiaires d’évoquer leur besoin et au prestataire de proposer la mise en œuvre la plus adaptée.
     
  10. Les personnes sourdes n’ont pas besoin d’aide : sauf bien sûr si on parle du kilo de pêches qui s’est renversé sur la chaussée. En dehors de cette situation qui vaudra bien que tu te mettes à quatre pattes pour aider le pauvre jeune homme à rassembler ses fruits, les personnes sourdes ont surtout besoin des moyens humains ou matériels qui existent pour assurer l’accessibilité et la communication essentielle au quotidien. On pourra ajouter qu’il serait bien utile qu’un certain nombre de lois qui existent soient appliquées dans l’intérêt de tous mais c’est là une considération plus large et un combat plus épique encore… 
Ami lecteur, participe à la diffusion de cette bonne parole qui prône des principes vieux d’une à plusieurs décennies qui ont du mal à pénétrer les esprits et le bon sens commun ! 

Source : blog d'A.sourd ; merci à @vvanatten pour le lien !

lundi 4 mars 2013

Flash mob poétique en LSF à Rennes

A découvrir en vidéo : pour le Printemps des poètes 2013, le 9 mars, les bibliothèques de Rennes participent à l'organisation d'un évènement très original : un "flash mob poétique en langue des signes".



Source : Bibliosignes

mardi 4 décembre 2012

Le combat des sourds pour l'accès aux médias

"SIGNES" est une émission mensuelle suisse destinée aux sourds, aux malentendants et à toute personne curieuse de leur réalité. Les sourds s'y expriment en langue des signes française et sont doublés en français. Les interviews des entendants sont interprétées en LSF. Chaque émission propose un reportage sur un sujet unique dont elle aborde plusieurs aspects.

A l'occasion de son trentième anniversaire, SIGNES a décidé de retracer l'histoire des trente années de combat pour l'accès aux médias des Sourds européens. Car si aujourd'hui les Sourds sont visibles sur les petits écrans en affichant leur Langue des signes, il n'en a pas toujours été ainsi.



Un grand merci à Vanessa Van Atten (@VvanAtten) pour ce lien !

mercredi 7 novembre 2012

Accueillir les publics sourds en bibliothèque : journée d'étude le 27 novembre

Organisée à Paris le 27 novembre 2012 au centre Pompidou, cette journée a pour objectif de permettre aux professionnels des bibliothèques de mieux connaître les problématiques liées à la surdité afin de pouvoir proposer et adapter une offre de services en bibliothèques.
Elle s’inscrit dans le cadre de la manifestation  "À pleines mains !"  organisée par la Bpi dans le cadre de la célébration du Tricentenaire de l'Abbé de l'Epée .

Conception graphique : Claire Mineur © Bpi

Programme


Entrée libre.  Inscription obligatoire avant le 20 novembre 2012 via le formulaire.
En présence de trois interprètes en Langue des signes.

Matinée (9h30-12h30)

8h45-9h30    Accueil

9h30-10h    Allocutions d'ouverture
Nicolas Georges
, directeur du livre et de la lecture, Ministère de la Culture et de la Communication
Patrick Bazin, directeur de la Bibliothèque publique d'information.

10h-10h10    Présentation de la journée
Hélène Deleuze, Vanessa van Atten, Marie-Noëlle Andissac.


10h10-10h40     Les Sourds dans la Cité : quelle place ?
Noémie Churlet
, directrice de publication du magazine Art’Pi et comédienne.

10h40-11h10    La diversité des publics sourds et malentendants, les modes de communication
Isabelle Ridoux
, médecin ORL, Unité d'accueil et de soins pour personnes sourdes et malentendantes – CHU de Rennes.

11h10-11h40    Accès à l’information et aux savoirs : écrit, lecture, illettrisme
Marie-Thérèse Lhuillier
, ingénieur d'études au laboratoire Structures formelles du langage (UMR-Unité Mixte de Recherche).

11h40-12h10   Sourds et entendants : un handicap partagé
Stephan Barrère
, Interprète français/LSF, affilié à l'AFILS et auteur du blog « Des signes et des mots ».

12h10-12h30    Débat

Pause déjeuner (12h30 - 14h00)

13h15-14h : dans l’espace « À pleines mains » :

Manifestation organisée par la Bpi en partenariat avec la Fédération nationale des sourds de France, à l’occasion de la célébration du Tricentenaire de l’Abbé de l’Epée, dans le cadre du Mois Extra-Ordinaire de la Ville de Paris, du 5 novembre au 3 décembre, à la Bpi)

Café + présentation de l’espace :
-    Bibliothèque éphémère « Sourds, monde des sourds, culture sourde, langue des signes » proposée en partenariat avec les Pôles Sourds des bibliothèques de la Ville de Paris
-    Installation réalisée par Bête à Bon Dieu Production : « Citoyen(ne)s et vous ? » (exposition + vidéomaton),
-    Agenda des spectacles, rencontres, débats, projections, heures du conte, débats, ateliers de sensibilisation à la LSF, ateliers de conversation en LSF).

Après-midi (14h -17h30)

14h-15h15    Accueil et dispositifs spécifiques : quelles compétences développer ?
Table ronde animée par Madjid Guitoune, chargé de la politique d’accueil des publics en situation de handicap, Bpi.

Anne-Laurence Gautier, bibliothèque Chaptal (Paris 9e) : Une organisation du travail repensée : l'exemple de la bibliothèque Chaptal du réseau des bibliothèques de la Ville de Paris,

Yasmina Crabières, Responsable du service Médiavue et Handicap, Médiathèque Jean-Jacques Rousseau de Chambéry, pour le développement de l'accueil des publics sourds en bibliothèque et le partenariat des  bibliothèques avec les associations.

Olivier Fidalgo, Universcience : présentation des dispositifs techniques : sous-titrage, vélotypie, boucle magnétique, utilisation des smartphones, etc.

15h15-15h30    Débat

15h30-16h30    Collections, médiations et services
Table ronde animée par Marie-Noëlle Andissac

Introduction par Marie-Noëlle Andissac, Médiathèque José Cabanis (Toulouse) : État des lieux de l'édition adaptée et utilisation de l'édition courante accessible.

Association Signes de Sens : L'édition adaptée et Présentation du « Projet Muséo » (Projet retenu dans le cadre de l'appel à projets MCC 2010 « Services numériques culturels innovants »).

Isabelle Gérard-Pigeaud ou Camille Dauvin, CNC : L'accessibilité de l'offre cinématographique aux personnes handicapées sensorielles en médiathèques / bibliothèques : Restitution du questionnaire.

Praline Gay-Para, conteuse et Marie Bocaccio, bibliothécaire à la Ville de Paris : L'heure du conte bilingue français/Langue des Signes française.

Sophie Grabielle, Médiathèque José Cabanis (Toulouse) : Les services de communication téléphonique par vidéo (ElisionPro et Oovoo) à la médiathèque José Cabanis de Toulouse.

16h30-17h00    Débat

17h00-17h30   Conclusion : vers un travail en réseau

Éléonore Clavreul, chargée de mission au Département de l'économie du livre, Service du livre et de la lecture : L'exception handicap appliquée aux publics sourds et malentendants et Anne-Laurence Gautier, bibliothèque Chaptal (Paris 9e).

Ludovic Pellegrini, bibliothèque Saint-Eloi (Paris 12e) : Présentation du blog BiblioSignes.

Sylvie Colley et Philippe Colomb, Bpi : Le site Bibliothèques dans la Cité / wiki Alphabib.

Pour prolonger : 17h30-18h30 : Présentation de l’espace « A pleines mains », Bpi (voir 13h15-14h).

jeudi 31 mai 2012

L'accès à la citoyenneté pour les personnes handicapées

Dans le cadre du congrès 2012 de l'Association des Bibliothécaires de France la Commission Handicaps de l'ABF organise un atelier intitulé "Les bibliothèques : lieux d'accès à la citoyenneté pour les personnes handicapées". Cet atelier sera traduit en Langue des Signes Française.

 Voici une présentation en LSF de l'atelier :


ABF-Chaptal-master-V7 par BaBDP

En pratique :
Samedi 9 juin de 14h à 15h30
L'atelier sera interprété en LSF
Personnes sourdes : 30 € pour l'accès à cet atelier uniquement
Réservations par email : c.lefevre@abf.asso.fr

mardi 24 avril 2012

Un signaire bibliothéconomique

On l'attendait, le voici en ligne ! Les bibliothécaires des Pôles Sourds de la Ville de Paris ont travaillé à l'élaboration d'un signaire spécifiquement adapté au métier de bibliothécaire. Un signaire, c'est l'équivalent en langue des signes d'un vocabulaire.

Ce signaire est disponible sur le blog BiblioSignes, créé à l'initiative de Ludovic Pellegrini, bibliothécaire à St Eloi (Paris).

Je ne résiste pas à la tentation (les lecteurs déficients visuels de ce blog voudront bien m'en excuser) de vous présenter la traduction LSF de quelques mots :


Dewey :
















 Dewey par polesourd

Estampillage :


Estampillage par polesourd

Public empêché :


Public empêché (handicap) par polesourd

Source : @guldorak
 

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